Février 2008

Publié le par Guy Muller

Actualités du mois
 
Bonjour à tous,
 
Ce dernier mois a été consacré à préparer une action auprès des candidats têtes de liste des élections municipales.
Nous vous donnons rendez vous au CADAM jeudi 6 mars pour une intervention auprès du préfet sur le thème de l’augmentation des retraites.
Nous soutenons le projet Médiapart qui vise à créer un journal indépendant des puissances économiques. Vous pouvez voir la vidéo de Jean Claude Mailly en suivant le lien :
   Pensions de retraite :
        un coup de pouce tout de suite
 
 
Les Unions confédérales de retraités CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC et la FGR-FP refusent tout nouveau recul du pouvoir d’achat des pensions et retraites.
 
La publication de l’indice officiel d’évolution des prix en 2007 renforce l’injustice faite aux retraités :
 
° Une inflation, hors tabac, à 2,8% sur 12 mois glissants.
° Une revalorisation des pensions limitée à 1,1% pour 2008.
 
Pourtant, la loi de 2003 est censée garantir le maintien du pouvoir d’achat des retraités !
D’autre part des promesses ont été faites par le gouvernement sur la revalorisation des « petites pensions ».
 
Et même si, lors de la conférence sur la revalorisation des pensions, le ministre Xavier Bertrand a reconnu l’insuffisance du taux de revalorisation, les retraités devront néanmoins attendre les résultats du rendez-vous de 2008 sur les retraites pour une éventuelle correction à la hausse.
 
C’est tout de suite qu’il faut redonner du «  pouvoir d’achat » aux retraités.
 
Les organisations syndicales de retraités CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC et la FGR-FP demandent une mesure d’urgence pour les retraités, afin de compenser les hausses de prix intervenues depuis plusieurs mois et les écarts entre l’évolution de leur pension et celle du coût de la vie.  

Fait à Nice, le 28 février 2008
 
 
 
 
          INTERSYNDICALE des Retraités et
     Personnes âgées des Alpes Maritimes
        CFDT-CFTC-CFECGC-CGT-FO-FGR
 
                                                                             
 
  Lettre aux candidats aux ELECTIONS MUNICIPALES de Mars
 
 
                Vous êtes candidat, tête de liste, aux élections municipales de mars 2008,
 
        A l’occasion des élections municipales de Mars 2008, les organisations syndicales de retraités des AM, tiennent à attirer votre attention sur les questions évoquées ci-dessous et au sujet desquelles nous souhaiterions recevoir les positions que vous entendez mettre en œuvre ou soutenir :
 
1)- PRIX des LOYERS, des charges et la qualité de la vie :
        Une famille sans logement se voit retirer ses enfants, la personne sans adresse se voit refuser du travail, pour les retraités la perte du logement est une perte de ses repères et de la sérénité après une vie de travail et la dégradation de sa santé physique et morale.
        Si le droit d’accéder à un logement et à s’y maintenir n’est pas pris en compte par l’ensemble des élus de la nation, nous irons vers une société d’exclusion qui ne pourra plus se réclamer de la démocratie et des droits de l’homme.
 
En ce qui concerne le logement pour les retraités des Alpes Maritimes et de votre ville :
n      pouvez-vous nous dire les points essentiels de votre programme, vis-à-vis des personnes âgées à revenus modestes de façon qu’ils puissent se loger décemment et en fonction de leurs ressources ?
 
2)- FISCALITE LOCALE :
        Nous sommes parfaitement conscients des conditions dans lesquelles s’établit le budget municipal et la constitution de ses ressources.
        La fiscalité directe, les taxes d’habitation et foncières en particulier, s’apprécient en fonction des taux applicables aux bases de classement de l’habitat dans les différents secteurs de votre ville.
        Cette fiscalité est aveugle et pèse lourdement sur les ménages les plus modestes, âgés ou non :
n      que comptez-vous faire pour adapter la fiscalité locale à la réalité sociologique et économique des concitoyens de votre ville dans leur diversité ?
 
3)- Les mesures d’aide aux plus BASSES PENSIONS et RETRAITES :
        Dans les Alpes Maritimes, 10 % de la population âgée de 60 ans et plus, déclare un revenu disponible inférieur à 6.210 euros annuel, et vit proche du seuil de pauvreté, soit près de 25.000 personnes !
        Le minimum vieillesse est de 621 euros par mois pour une personne seule et de 1.114 euros pour un couple, ces « bénéficiaires » ne peuvent que survivre !
n      que comptez-vous faire pour améliorer le quotidien des retraités, dont certains obligés de ramasser les fruits et légumes abîmés, à la fin des marchés ?
 
 
4)- MAINTIEN à DOMICILE :
        Avant que l’accueil en établissement soit la réponse la plus adaptée aux nécessités de la vie pour certains, nous sommes très attachés au « maintien à domicile ».
        Celui-ci implique des dispositifs d’accompagnement économique, médical et para-médical, de nursing, de vie ménagère et sociale.
        Les coûts de ces accompagnements réels, restent très économiques tant pour la collectivité que pour les intéressés par rapport à l’hospitalisation ou le « placement ».
        Les services à domicile sont très loin de pouvoir répondre aux besoins et à la demande :
n      que comptez-vous faire pour favoriser le développement des services à la personne du secteur non lucratif ?
 
5)- les MAISONS de RETRAITE :
        D’ici 2020, pour répondre aux besoins, il faudra créer 3.500 places en Maison de Retraite. Le taux d’équipement du département est d’à peu près 100 lits pour 1.000 personnes de plus de 75 ans alors qu’il est de 140 en moyenne nationale.
        Pour répondre à l’avancée en âge et la dépendance, les établissements devront être des EHPAD médicalisés, et faire face aux exigences de qualité d’accueil des personnes âgées.
        Ces établissements doivent d’ores et déjà faire appel à un personnel mieux formé, qualifié et mieux rémunéré. Le ratio de personnel qui est actuellement de 0,6 doit être porté rapidement à 0,8 et à 1 dans les Ephad d’un GMP supérieur à 800.
        -- Que comptez-vous faire pour que les 70 % de personnes âgées qui ont une retraite de moins de 1.400 euros par mois (30 % ont moins de 1.200 euros et 10 % moins de 720 euros !), puissent accéder au moment nécessaire, à des établissements d’accueil dont les tarifs sont de 50 à plus de 100 euros la journée (de 1500 à plus de 3.000 euros par mois !) ?
 
 
 
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Publié dans Lettres d'information

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