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Vendredi 3 novembre 2006 5 03 /11 /Nov /2006 08:45

Les soins palliatifs aujourd’hui et demain

 

 

Conférence du samedi 7 octobre à Beaulieu sur mer

 

 

C’est dans le cadre de la journée mondiale sur les soins palliatifs que l’ensemble des intervenants a dressé un bilan de l’état des soins palliatifs dans notre Département. L’accueil était organisé par la mairie de Beaulieu en présence du Maire et organisée par la responsable du CCAS de Beaulieu. Etaient présents tous les membres de la chaîne des soins palliatifs des Alpes Maritimes avec la Présidente de l’ASP le Docteur Memran.Un véritable éventail de l’état des soins palliatifs est exposé lors de cette journée avec la vision particulière des professionnels et bénévoles. D’entrée de jeu un micro-trottoir effectué au sein de la population met en évidence l’ignorance de la majorité de la population en matière de soins palliatifs. Un exposé sur ce thème proposé à des membres du Rotary avait déjà fait fuir les personnes venues plus pour la qualité du repas que pour celle du thème proposé. En dépit de l’existence d’une association locale des bénévoles d’accompagnement, les soins palliatifs ne connaissent une existence légale que depuis 1998. C’est Bernard Kouchner qui en parle en tant que ministre. Par la suite trois lois vont être votées par le Parlement. La première date de 1999 et prévoit un congé d’accompagnement pour un proche du patient.

 

 

Intervention de Monsieur Romatet, Directeur du CHU de Nice. Il déplore l’important  décalage existant entre les aspirations des personnes et la réalité du terrain. 70% des patients souhaitent mourir à domicile et 70% meurent à l’hôpital. C’est un véritable phénomène sociétal : la société abandonne les dernières heures de notre vie à l’hôpital ! La recherche de la survie à tout prix explique une collusion de fait entre familles et soignants. La médecine est une médecine de réussite et son échec est insuffisamment envisagé. Bien que des majorités différentes aient eu la charge d’une politique de santé, on ne peut dire que le moindre changement ait été conduit. La seule évolution notable est celle concernant la réduction de la douleur chez l’enfant. Pour l’ensemble des soins palliatifs le retard est tellement important qu’il y a encore beaucoup, beaucoup, beaucoup de chemin à parcourir.

 

 

Intervention de Monsieur Provensal, représentant de l’agence régionale d’hospitalisation.

La mort est niée par la société. Le médecin de famille assurait la coordination des soins permettant une mort à domicile. C’était un continuum normal en train de disparaître. L’orientation de la médecine est que l’on recherche la guérison plus que l’on ne soigne. Une véritable obligation de résultat est le prix du progrès de la spécialisation et de la technique. De ce fait la mort n’est pas « adaptée » à l’hôpital moderne qui crée une succession de spécialistes dont la vision est parcellaire.

 

Le nouvel enjeu est de maintenir le patient à domicile et de créer une coordination entre les professionnels. Une meilleure prise en charge de la douleur sera le résultat de la création d’équipes mobiles spécialisées dans les soins palliatifs. Au plan régional il existe 22 équipes mobiles, 5 unités de soins palliatifs et une centaine de lits identifiés. Mais comme l’effort est centré sur l’Ouest de PACA, tout reste à construire à l’Est. Un énorme effort de formation est à réaliser auprès du corps médical qui ne consacre que 2 à 3 heures en 5ème année aux soins palliatifs.

 

Intervention de Monsieur Léonetti, Député-maire rapporteur de la dernière loi sur les SP.

L’oubli des soins palliatifs est la conséquence d’une médecine triomphante et orgueilleuse. En tant que cardiologue le Docteur Léonetti pense que la lutte contre la douleur n’est pas toujours palliative. L’emploi de morphine est cité en cas d’infarctus pour soulager. La diminution de la souffrance est alors un facteur de survie et de prolongation de vie incontestable. Nous devons promouvoir une autre vision de la médecine où l’humain est au centre. Dans cette optique, une vision solidaire et citoyenne de la société, doit augmenter la considération et la valeur de la personne au-delà de la considération du seul corps.

 

 

Intervention du Docteur Delbecque, Chargé de Mission et responsable du réseau ASP Nord Pas de Calais.En s’appuyant sur un exemple récent de cancer du pancréas d’une personne, il décrit le processus d’une évolution inéluctable. Comment admettre ce qui arrive et comment aider à lutter contre la main invisible qui a pris le corps ?Il s’appuie sur les écrits de Cyril Sander écrivaine britannique qui essaie de comprendre la situation. Une relation d’aide s’instaure où des qualificatifs s’imposent : accompagnement, sensibilité, écoute, respect, organisation. Où selon une belle phrase « il faut se rapprocher de ceux qui s’éloignent de la vie ».Au-delà de la médecine il faut entamer une démarche qui transcende toutes les disciplines. Les SP répondent aux attentes du malade :

 

-          besoin de soulagement des douleurs en fin de vie,

 

-          présence et fidélité des accompagnants,

 

-          besoin d’une information loyale,

 

-          besoin d’écoute et de compréhension,

 

-          besoin de voir ses choix respectés,

 

-          refus des traitements inutiles,

 

-          besoin de finir avec les siens,

 

-          besoin enfin d’être réconforté et rassuré,

 

Les proches ne doivent pas être oubliés pour autant : ils doivent être aidés et informés.

 

 

 

Intervention de Madame Casini, responsable de l’équipe mobile de Cannes-Grasse.Elle déplore le trop grand nombre de décès à l’hôpital. Responsable de l’équipe mobile de Cannes elle cite les extensions législatives intervenues ces dernières années : loi du 9 juin 1999, loi du 4 mars 2002, loi du 22 avril 2004.L’équipe mobile de Cannes est interdisciplinaire. Elle assure un rôle de conseil et de soutien, ainsi qu’un rôle de formation. Elle coordonne les soins et assure un lien permanent avec les assistantes sociales et les ministres des cultes. Elle accueille les familles.

 

 

Intervention du Docteur Ciais, responsable de l’équipe départementale des SP au CHU de Nice. Les unités de soins palliatifs sont encore rares en France qui ne dispose en tout et pour tout que de 783 lits. Une unité des soins palliatifs sera mise en place à Nice en Décembre 2006. Cette unité aura une responsabilité en matière de coordination de soins. L’accent sera mis sur la formation et l’enseignement. Cet enseignement est encore trop  modeste, alors qu’une spécialité en SP devrait naturellement trouver sa place et n’est envisagée qu’à partir de l’année 2008. Des interventions dans les écoles professionnelles sont prévues, ainsi qu’un projet de formation continue pour le personnel des maisons de retraite. A la demande, des conférences seront programmées en direction du grand public.La recherche se poursuit pour améliorer les SP : morphine, pompes à injection etc. Toutefois ces recherches ne peuvent qu’être pluridisciplinaires afin de mieux gérer les urgences. La philosophie peut aide face à une demande de mort. La perte du sens de la vie doit concilier la liberté et la dignité du malade. En conclusion les aspects très techniques et philosophiques sont indissociables.

 

Intervention de Madame Fernandez, coordonnatrice du réseau de soins palliatifs des Alpes Maritimes.  Le RESOP06 est une association de la loi de 1901, dirigé par un comité de pilotage couvrant le département. Plusieurs transparents décrivent l’imbrication du réseau vis-à-vis du malade. L’unité de soins dispose de 28 lits identifiés et de 2 équipes de SP. Le réseau oriente les familles à partir d’un appel ou d’une visite. La coordination part de la délivrance des soins via le médecin traitant et assure une permanence vis-à-vis de la famille et des autres professionnels de santé. Le réseau ne pratique pas de soins et ne se substitue pas aux équipes :

 

     -    il peut être sollicité par le malade, sa famille, le médecin traitant ou un soignant au domicile,

 

-          il respecte les choix du patient,

 

-          aide au maintien à domicile et organisation du retour au domicile,

 

-          aide à l’élaboration d’un projet de soins,

 

-          est un faciliteur au service de tous : patient, professionnels, famille.

 

Depuis le 1er janvier 2006, 150 patients ont été pris en charge dont 95% sont décédés à domicile à la satisfaction des familles. L’hôpital d’Entrevaux accepte des hospitalisations de 8 jours pour laisser souffler les familles. Le réseau se définit comme un compagnonnage. Adresse 61 Route de Grenoble à Nice. Téléphone : 0493188632.Interventions pour exposer des situations spécifiques. Se sont exprimés le Docteur Ciais du centre Lacassagne, le Docteur Ghiglione de l’hôpital Princesse Grace de Monaco, Madame Marzaro du CHU de Nice.

 

 

Madame Abatte clôture les exposés en présentant la coordination des bénévoles.

 

Les bénévoles interviennent en binôme. Il s’agit d’exercer une présence auprès des patients en privilégiant : l’écoute, les soins esthétiques, coiffure, sorties. Le bénévole est le complément de l’équipe soignante. Il respecte les croyances de chacun et apporte les informations sur la vie à l’extérieur. Le bénévole appartient obligatoirement à une association qui apporte le témoignage d’une société solidaire. Il répond par son écoute attentive aux angoisses du malade qui est souvent en période de souvenance sur son passé. Il accompagne le patient pendant la maladie et accompagne la famille dans le deuil.

Le grand public oublie souvent l'existence de ces bénévoles.
 

 

 

Résumé des interventions par Guy MULLER représentant le CODERPA 06 à cette journée mondiale consacrée aux soins palliatifs

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par FO com POSTE section Aples-Maritimes - Publié dans : Nos DOSSIERS
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Lundi 26 juin 2006 1 26 /06 /Juin /2006 16:30

Au fil de l'eau                                                                      juillet 2006

          

 

CODERPA des Alpes Maritimes 

 

Bilan d’un an d’action 

 

Les représentants des retraités du Département ont eu l’occasion de travailler sur de nombreuses fiches d’action qui étaient autant de thèmes positifs pour l’amélioration du bien être des personnes âgées. Afin de donner un aperçu des actions préconisées je communique aux adhérents de FO une synthèse des fiches traitées par la Première Commission dont j’ai eu l’honneur d’assurer la Présidence.Premier axe de réflexion : La bien traitance.  

                                                                                             Guy Muller

 

 

Ce n’est pas par hasard si ce thème figure en tête du programme de la Première Commission. On peut dire que ce thème est immanent et permanent à toutes nos actions. La fiche d’action sur les droits des usagers en établissement exprime une revendication identique pour la personne âgée.

Toutefois la bien traitance est peu explicite notamment vis-à-vis des règles du code pénal qui incriminent la maltraitance aussi il faut décrire en quoi consiste une maltraitance qui est une notion beaucoup plus opérationnelle. La bien traitance est la forme en relief de la maltraitance qui en est son envers.

            La maltraitance est toute action ou omission qui porte atteinte à l’intégrité corporelle ou psychique d’une personne, ou à sa liberté ou qui compromet gravement le développement de sa personnalité ou qui nuit à sa sécurité financière.

La maltraitance ce sont des coups, des bousculades, des contentions, un langage insultant (le tutoiement), le chantage affectif, les vols d’objets ou d’argent, les excès ou privation de médicaments, le placement non consenti en maison de retraite, le non respect des droits civiques.

L’abus de faiblesse est un délit Pénal. La loi protège les personnes vulnérables vis-à-vis de leur âge.  

Ces préconisations subissent des adaptations selon que la personne âgée soit à son domicile, en établissement et vis-à-vis de la cité pour le maintien du lien social.  

Le thème de la bien traitance est donc transversal vis-à-vis de nombreuses autres fiches d’action. Ainsi les droits des usagers en établissements, l’animation au domicile, s’inspirent directement de droits reconnus aux personnes âgées tels que :

- La citoyenneté prime sur l’âge : tous les droits du citoyen normal sont maintenus et préservés par des textes et déclarations (charte de la personne âgée dépendante de 1987)

- La dignité de la personne âgée s’appuie sur une attitude d’écoute, un langage respectueux, le respect des habitudes de vie et des objets personnels, par sa participation à des activités valorisantes ;

- Droit à l’intimité, du corps qui concerne le respect de la pudeur en tout lieu

                               de l’environnement, dont la chambre qui demeure un lieu privé

                               des informations médicales et la confidentialité du courrier

- Respect mutuel dans les relations avec les autres.

 

Ce n’est pas parce que la vieillesse joue sur notre image d’une façon négative que nous n’avons pas le même droit à considération. L’image des vieux découle de la publicité omniprésente QUI PROMEUT LE JEUNE,  LA BEAUTE, LA NOUVEAUTE, tous facteurs positifs de notre société. Dans la publicité le vieux n’existe pas puisqu’il devient « senior » en tant que consommateur.

 

 

1) L’affirmation des DROITS des usagers dans les établissements renforce notre souci d’améliorer la considération des personnes âgées dans tous les lieux d’accueil provisoire ou définitif.

Il s’agit de mettre en avant tous ces « petits » gestes et comportements quotidiens en direction des personnes âgées accueillies en établissements et qui témoignent du respect de leur dignité. Car c’est bien souvent d’une reconnaissance de leur identité en tant qu’être humain à part entière qu’elles manquent le plus. Dans ce domaine, nous n’inventons rien : tout a déjà été dit mais peut-être pas entendu.

Affirmation de droits et libertés : continuer à être un citoyen à part entière

Respecter l’adulte qui est en chacun de nous. Nous ne sommes pas des mami ou papi, nous avons une identité et donc un nom. Nous devons pouvoir bénéficier des droits civiques et des libertés de conscience, tout en pratiquant la confession de notre choix. Nous avons besoin d’être informés clairement sur l’accompagnement et la prise en charge prévue par l’établissement. Puis nous devons pouvoir choisir les traitements et prestations en donnant un consentement éclairé (avec l’aide des professionnels de santé). En matière de patrimoine et de revenus, la personne âgée, doit pouvoir les administrer librement.

Toute familiarité doit être exclue. En dépit de notre dépendance, nous sommes logés dans un hôtel où l’on doit frapper à notre porte avant d’entrer. Le respect de l’inimité est un droit absolu.

Nous avons aussi des préférences : un rythme horaire, culinaires, des affinités.

 

Affirmation du droit à bénéficier de soins de qualité et performants

Cela implique : le choix du médecin et un accord sur le traitement proposé. Nous souhaitons  que l’établissement soit dirigé par un directeur et une équipe compétente, formée en matière de gériatrie. Afin de motiver cette équipe, il faut un minimum d’agents qualifiés, par lit. En réduisant les effectifs, en stressant le personnel, comment celui-ci pourrait-il être attentif aux besoins des personnes âgées ? Ce personnel doit aussi être invité à ne pas crier dans les couloirs tôt le matin et à ne pas trop bavarder ensemble devant le patient.

Le personnel doit pouvoir faire preuve de qualités humaines et connaître les résidents. Il ne doit pas être indifférent et aimer son travail. Mais il faut éviter un turn over trop élevé et encourager les formations et mises à niveau du personnel via des stages.

Affirmation du maintien d’une vie sociale

La liberté d’aller et de venir, de participer à des ateliers distractifs dans l’établissement et à l’extérieur sont des éléments structurants de la personnalité. Participer à l’élaboration des menus, décorer sa chambre, recevoir des amis sont des activités implicantes. Pouvoir choisir ses compagnons de table, son habillement, sa coiffure sont des compléments indispensables à l’épanouissement de la PA. Pouvoir consulter la convention tripartite permet aussi de participer au fonctionnement de l’établissement en connaissant mieux ses problèmes et ses limites.

Enfin le droit au respect des liens familiaux s’impose naturellement par la participation de la famille au projet d’établissement en cas d’incapacité de la personne âgée.

 

Ce dispositif doit être complété par une attention soutenue portée aux conventions tripartites qui doivent donner des moyens supplémentaires en personnel. Il faut rappeler que la France est très mal classée par rapport à d’autres pays au plan du pourcentage des auxiliaires de vie. Aux Pays Bas, en Belgique, en Allemagne et en Espagne le personnel représente 1 personne par résident.

2) La limitation de la prescription médicamenteuse chez la personne âgée est encore un symbole de bientraitance

Ce type d’accident cause entre 15 000 et 20 000 décès par an. Ils sont à l’origine de 15 à 20% des hospitalisations. Aux Etats-Unis, c’est la 8ème cause de décès.

Considérant que les accidents iatrogéniques sont 2 fois plus fréquents après 65 ans. Qu’ils surviennent à l’occasion de circonstances particulières :

Lors d’un changement dans la vie du malade (pathologie intercurrente, évènement de vie, modification de l’environnement…) ou lors d’un changement de prescription. 

 

 

3) La Maladie d’Alzheimer en accueil de jour

Il faut soutenir les familles et les aidants naturels des personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de maladies apparentées en leur favorisant l’accès aux accueils de jour. Cet accueil peut être proposé soit au sein d’une unité n’accueillant que des personnes vivant à domicile soit dans un établissement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) qui propose à ses résidents un accompagnement adapté. Il peut être complété par un accueil de nuit.

  CAHIER DES CHARGES POUR LES ACCUEILS DE JOUR.

Ce type d’accueil doit se fixer un certain nombre d’objectifs :

-          la resocialisation du malade en préservant les relations et contacts avec les autres. Pour cela, l’accueil de jour doit proposer des rencontres et activités adaptées.

-          L’adaptation à la vie quotidienne : par la réalisation de projets individualisés, il s’agit de privilégier le plaisir de faire à partir des capacités restantes (ateliers de réadaptation, créations sorties).

-          Assurer non seulement le répit mais aussi l’écoute et le soutien des aidants. Pour cela, il est nécessaire d’avoir recours à un personnel formé et motivé et suffisamment nombreux, capable de s’adapter aux différentes situations individuelles : évolution de l’état de la personne, modifications fréquentes de la constitution du groupe. Cette formation doit être assuré par le Service public.

 

L’accueil de jour doit également faire appel à diverses compétences : psychologue ou orthophoniste, personnel soignant, personnel d’aide et d’accompagnement… Il doit être accessible à tous ce qui suppose une véritable prise en charge financière de ces structures

     GROUPES DE SOUTIEN DES AIDANTS.

Le but de l’accueil de jour Alzheimer étant surtout d’aider les aidants, il est important d’accompagner le plus possible les familles des malades en proie à la détresse en leur assurant un véritable  soutien psychologique.

Cela implique la mise en place de groupes de soutien devant répondre aux objectifs généraux suivants :

-          permettre aux aidants d’obtenir et d’échanger de l’information ;

-          prévenir et remédier à l’usure physique et psychologique des aidants ;

-          apporter des réponses quant aux troubles de la maladie ;

-          informer les aidants des différents symptômes dans l’ordre d’évolution de la maladie ;

-          être à l’écoute des aidants, faire en sorte qu’ils aient chacun un temps de parole afin de verbaliser les difficultés, les conflits… ;

-          proposer des idées d’activités aux personnes malades. 

 

 

 Deuxième axe de recherche : La lutte contre la solitude et l’isolement est aussi un combat individuel qui renvoie à deux problématiques différentes.

Cette lutte est identique quel que soit l’âge et la fiche sur la préparation de sa vieillesse serait même un excellent début. En effet les actifs ont peur de la retraite car ils ont peur de réaliser un plan d’action pour donner une couleur à leur devenir. Mais les retraités ont aussi des difficultés car, plus âgés, ils se répartissent en plusieurs groupes : 

Il existe une gradation dans l’isolement de par son développement progressif.  En étudiant les facteurs de qualité de vie, on découvrira  ce qui a une incidence sur la solitude.

-     La santé. Un maintient en bon état physique suppose un exercice physique régulier, une bon régime alimentaire. Une politique de prévention évite l’apparition de maladies chroniques invalidantes ou la survenue d’une dépendance coûteuse.

-          La vie affective. La qualité des relations affectives familiales et amicales contribue au maintien d’un bon équilibre psychologique. L’aïeul a perdu son potentiel de référence et n’est plus une bibliothèque de connaissances. La disparition de valeurs morales aggrave le sentiment d’indignité.

-          La vie sociale et relationnelle. Les personnes âgées expriment le besoin d’être reconnues socialement, de se sentir utiles et d’échanger.

-          L’inadaptation de l’habitat, aux changements intervenus par le vieillissement de l’habitant,

-          La baisse du pouvoir économique (le moteur  des facilités d’adaptations). L’habitat doit être considéré. (Faire prendre en compte le logement mais aussi son environnement, les déplacements, l’accessibilité et les services de proximité nécessaire.

1/   -     Les seniors les plus jeunes, autonomes et consommateurs, les seniors âgés sans problèmes  particuliers en phase de prévention et d’animation stimulante relationnelle : les actions seront axées  sur l’auto formation et le bénévolat dans les associations et services culturels.

 

   2/    -     La personne âgée fragile. La fragilité est difficile à définir. C’est un concept complexe avec interaction de facteurs physiques, neurologiques, psychologiques et environnementaux. La fragilité est alors une véritable histoire naturelle propre à chaque individu. Des déterminants successifs s’additionnent. Le remède consiste en la mise en place d’outils de dépistage précoce. L’évaluation gérontologique peut encore mettre en place une prise en charge adaptée coordonnée et une démarche préventive secondaire cohérente

 

 L’animation à domicile complète la réflexion sur la solitude et l’isolement. On passe de la solitude à l’isolement qui découle du confinement au domicile.

-  le besoin le plus souvent exprimé par les PA isolées est essentiellement de "PARLER".

-  l'animation à domicile impose d'établir des liens relationnels avec la PA en rupture de lien social.

- L'animation à domicile doit être centrée sur la PA, sa culture, ses souhaits, ses désirs et ses centres d'intérêts.

-  la nécessité d'un cahier des charges à respecter par tout organisme proposant de l'animation à domicile.

- Sécurisation des actions vis-à-vis de personnes fragiles. Tout intervenant (CCAS, associatif, bénévolat) doit être recruté sur lettre de motivation, sur dossier après enquête de moralité, et être muni d'une carte spéciale avec photo.

 

 Visiteur : Normalisation des appellations: agent de lien social, agent de convivialité       dame de compagnie, auxiliaire de vie sociale, visiteur à domicile, etc. Dans l'attente d'une normalisation : terme utilisé : visiteur à domicile

Particularités du visiteur à domicile :

            Le visiteur ne doit pas être dans une relation d'autorité - comme le docteur ou l'infirmière - ni se considérer dans une relation d'apprentissage. Il est totalement dans une relation d'aide, il lui faut principalement et uniquement entendre ce que lui dit et/ou demande la PA.

Objectifs du visiteur

- Impérativement: connaître la biographie de la PA,

- Maintenir les gestes quotidiens de la PA à travers des activités de la vie courante,

- Permettre à la PA de retrouver une autonomie dans sa vie quotidienne compatible avec son état de santé,

- Valoriser les performances encore présentes,

 

 - Etablir des relations humaines à travers les actes de la vie courante,

 

 - Renforcer l'image de soi (ex. activité de soins du visage, coiffure)  L’INFORMATION est à développer…

 

Il faut tisser un réseau d'information aux familles qui utilise les cabinets médicaux, les pharmacies, les hôpitaux, les médias, les CLIC, les CCAS. Cette demande est récurrente à toutes nos réflexions dans la mesure où les problèmes liés au vieillissement sont largement occultés par des attitudes psychologiques où chacun  estime qu’il y a lieu d’attendre que les problèmes se posent. Ce sont donc des œillères qu’il s’agit d’éliminer.

Le repérage des personnes âgées en déréliction est un point important.

Notre constat est que si de nombreuses actions en faveur de la PA sont déployées, leur existence n’est pas toujours connue, par leurs destinataires. En conséquence un effort important doit être réalisé pour faire connaître à toute la population des PA et à leur entourage les moyens mis à leur disposition. La promotion des lieux de vie et de rencontre doit être effective, dans les supports d’information municipaux et dans la presse locale. C’est d’ailleurs en utilisant la presse que les syndicats et associations informent leurs adhérents des rencontres, permanences et voyages prévus. Très souvent la personne âgée ignore l’offre municipale qui se trouve quelquefois à sa porte. Enfin, la lettre du Conseil Général pourrait montrer la géographie des Clic et CCAS, en donnant des exemples d’actions, réunions prévues. Ou en relatant l’objet des réunions passées pour en asseoir l’existence par la démonstration des activités offertes.

Une autre fiche d’action de la troisième commission essaie d’établir une carte de présence géographique des CCAS et des Clic.

                                                                  ….Ainsi que la formation des personnels

Toutes nos réflexions conduisent à un constat : la formation du personnel doit être améliorée. Sachant que seuls 5% des personnels ont suivi une formation gériatrique. Mais surtout il faut mettre un terme aux multiples qualifications différentes : aidants, visiteurs, accompagnants, auxiliaires de vie, etc. Le corollaire d’une bonne formation serait bien sûr une amélioration des salaires des personnels. Or l’absence de formation et l’obligation de trouver du travail ne sont pas des conditions saines pour des métiers exigeants. Il faut mettre fin à l’idée qu’il s’agit d’emplois « bouche-trou », là où il y faut un engagement choisi, voire une vocation. Chaque fiche de proposition constate un écart important entre la conduite à tenir vis-à-vis des personnes âgées et la réalité.

 

  

Par FO com POSTE section Aples-Maritimes - Publié dans : Lettres d'information
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Lundi 13 mars 2006 1 13 /03 /Mars /2006 00:54

 

RETRAITES FO des Alpes Maritimes

 

Au fil de l’eau                      janvier 2006                                                                                                                                              

EDITO      

 

En ce début d’année, nos vœux  de bonheur et de joie, accompagnent traditionnellement nos rencontres régulières, pour vous et vos proches. C’est  l’occasion aussi de faire le point sur nos activités nombreuses comme pour beaucoup de retraités : voyages, petits enfants, lectures, distractions de toutes sortes. Mais nous devons aussi penser à ceux qui ne vivent plus normalement du fait de l’âge et qui comptent sur nous afin que leur situation économique ne s’aggrave pas ajoutant aux méfaits de l’âge le mépris sociétal. Nous devons être solidaires entre nous, en retraite, comme nous l’avons été en activité. L’indifférence progresse dans notre société au rythme de la progression de l’individualisme. Il ne faut donc compter que sur nous même pour rester en forme et donner un meilleur visage au futur.

 

En nous rencontrant régulièrement, en organisant des permanences, en défendant nos membres contre l’injustice, en développant une information régulière, en maintenant des rites : rencontres mensuelles, galette des rois, voyages, nous agissons dans l’intérêt des retraités. Nous leurs donnons des perspectives, des lieux de débat en leur montrant qu’ils ne sont pas seuls. Au lieu de nous plaindre, nous agissons, regrettant l’attitude de ceux qui ne comprennent pas l’intérêt d’un lien associatif.  Nous représentons aussi les retraités dans les divers organismes sociaux et de concertation.

En ce début d’année, pensons aux 38% de retraités qui reçoivent moins d’une visite par semaine, aux risques de chute dont ils ne peuvent se relever seuls et au risque de dépression. Ces retraités, qui habitent la même commune que nous, connaissent une situation dramatique de solitude, choisie parfois ou imposée par les circonstances (deuils).

Vous vivrez mieux et plus longtemps si vous êtes entourés, si vous avez des projets et si vous profitez des rencontres que vous offre la vie. Et là ce n’est plus un souhait, car vous êtes les acteurs de votre propre existence, ce devrait être votre vœu personnel pour l’année 2006.

Bonne et heureuse année 2006

Au nom de la nouvelle équipe                 Jean Pierre BIENFAIT

 

 

Le Dossier du Mois

 Oui, le Départ de notre ami Roger Biamonti, a été fêté dans les règles. Joie, Emotion, nombreux étaient ceux qui se sont associés à ce départ qui n’en est pas un. Une vie de dévouement, de générosité et de gentillesse au service de Force Ouvrière, cela a une valeur d’exemple pour tous ! 

 

 

 

 

 

Par FO com POSTE section Aples-Maritimes - Publié dans : Le Bien Vieillir
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Lundi 13 mars 2006 1 13 /03 /Mars /2006 00:00

RETRAITES FO des Alpes Maritimes

 

 

Au fil de l’eau                                                                     mars 2006                                                                                                      

EDITO      

 

Après le contrat nouvelle embauche et le contrat senior, voici le temps venu du contrat de première embauche. Pour avoir en son temps dénoncé le contrat senior, je tiens à apporter la vision d’un juriste en examinant à la loupe les graves atteintes aux libertés publiques portées par cette loi. Rappelons que les seniors bénéficient désormais de pouvoir être licenciés sur le champ. Après une vie passée avec un seul contrat de travail, ils ont la possibilité de signer deux nouveaux contrats de travail de 18 mois dans les cinq dernières années de leur vie de labeur. Où cette pratique est particulièrement révoltante, c’est dans l’industrie automobile où le licencié peut continuer à travailler sur le même lieu, en étant embauché par un sous-traitant qui travaille sur la même chaîne de production !

Le Contrat de Première embauche expliqué 

Une régression infamante pour ses promoteurs 

Qu’une décision aussi importante que le droit de licencier puisse être prise sans être motivée, porte une atteinte inadmissible au droit des personnes. Toute l’évolution de l’histoire de l’humanité a été marquée par l’instauration de règles visant le détenteur d’un pouvoir à justifier ses décisions. Actuellement, une loi doit être précédée d’un exposé des motifs placé devant la loi pour en expliquer le sens et les buts. 

Même au temps de l’absolutisme royal, les présidents de parlements régionaux étaient consultés et pouvaient mettre le roi en échec. Les juges de l’Inquisition motivaient leurs décisions en se basant sur des textes sacrés. Leurs victimes avaient au moins le droit d’être entendues.. 

Nos juges actuels doivent motiver leurs décisions et verdicts, qui sans motivation, seraient annulés en Cassation. Devant les tribunaux, les décisions administratives, sont désormais justifiées en matière de nationalité, d’expropriation.. 

Il faut donc avoir bien peu de considération pour soi-même que d’exonérer une catégorie de personnes de toute obligation de motiver sa décision. 

Enfin, est-il nécessaire d’amplifier le pouvoir de licencier, alors que les mises sur le marché de France Télécom, du Gaz, de l’électricité, de l’office des eaux et forets, de la SEITA, de la RATP, de la SNECMA, des chantiers navals de la défense nationale, de la société nationale des poudres, de La Poste, de la RATP, puis de la SNCF se sont traduites par la suppression de tout recrutement et par des vagues de diminution d’emploi. C’est bien la suppression programmée de 1,2 millions d’emplois dans ces secteurs, qui est à l’origine de la déprime économique actuelle. La mise sur le marché de l’ensemble des sociétés dénationalisées a aussi eu des conséquences importantes en matière d’emploi. La plupart de ces entreprises rachetées dans le domaine de la banque ou de l’industrie ont vu leurs sièges sociaux supprimés au profit des sociétés absorbantes : UAF, Assurance générales de France, CCF, Arcelor font partie du lot. Le récent achat de Péchiney par Alcan entraîne la fermeture des sites français comme hier la fusion de Rhone Poulenc avec Hoecht avait supprimé des laboratoires de recherche en France. 

Face à une entreprise de chômage aussi bien organisée, est-il nécessaire d’en rajouter encore ? Les facilités de licenciement sont aujourd’hui telles que l’agence nationale pour l’emploi est devenue le premier employeur de France !

 

Seul l’esclave n’a pas de droits

 La création du CPE avec l’autorisation de pouvoir licencier sans motif se heurte à toute l’évolution construite par les religions monothéistes ancrée sur la notion de bien et de mal. Les animaux ne peuvent être punis selon nos règles car ils ne disposent pas du pouvoir de trier entre le bien et le mal. L’absence de motivation, s’agissant particulièrement d’un premier emploi, qui s’adresse à des personnes inexpérimentées, donne une sombre lumière à tous ceux qui entrent dans la vie active. Dès leurs premiers pas, ils se heurteront à une présomption d’irresponsabilité, dont ils ne seront pas exempts. Bel exemple donné d’irresponsabilité des employeurs, dont le manque de considération vis-à-vis de leurs employés, ne peut qu’être défavorable à terme à leur chiffre d’affaires. Priver un jeune de toute évaluation régulière, le priver de remarques, d’observations, choisir une tactique d’évitement systématique est bien digne d’hommes politiques. Ce n’est pas ainsi qu’un employeur animera des équipes et les motivera. En faisant fi d’un besoin naturel de l’homme à voir ses compétences reconnues, on renie l’article 1er du code du travail. « Le salarié par le contrat de travail est subordonné à son employeur ». Une telle subordination n’est pas exempte de responsabilités réciproques. Même au Moyen Age, le vassal obtenait en échange du service militaire, la protection de son suzerain. Suzerain et vassal étaient liés par un véritable contrat d’assistance mutuelle. Après avoir rétabli la corvée au temps du gouvernement Raffarin, voilà revenu le temps de l’esclavage, avec le noble Villepin. 

L’histoire est une lente et progressive construction, qui accumule des armes contre l’arbitraire, tandis que la politique actuelle érige l’irresponsabilité en Principe. Lorsque Guillaume Tell prend les armes pour obtenir des franchises communales vis-à-vis de son oppresseur il dit « Un esclave n’a pas de droits, un esclave n’a pas de toit, un esclave n’a pas de famille ». En précarisant le salarié on le prive de toit et de famille en accentuant ses obligations de flexibilité. 

Le licenciement sans justification nie tout droit au subordonné ainsi traité en esclave. Avec la circonstance aggravante que le maître avait l’obligation d’acheter l’esclave, l’obligation aussi de veiller à le vêtir et à le nourrir. Dans notre droit actuel l’esclave est pris en charge par les impôts et cotisations acquittées par ses frères en esclavage. Le fautif est même exempté de toute contribution à son comportement fautif (suppression du prélèvement Delalande pour les licenciements des plus de 57 ans).

 

L’homme avec sa conscience est différent de la bête  

Le droit a pour but de figer dans le marbre des principes qui permettent de différencier le bien du mal. C’est par la raison, que l’on gouverne, pas par la peur. Observons que c’est le gouvernement qui a le plus pénalisé notre vie quotidienne, qui enferme le nombre de délinquants le plus important jamais connu dans la République et qui accroît continûment le nombre de places de prison, qui scie la branche sur laquelle il est assis. En s’arrogeant le droit de punir toute délinquance y compris sur la route, il a multiplié le motifs de sanction. Comme la création de sanctions nouvelles ne peut que reposer sur des critères moraux permettant de réformer le comportement des individus. Que la mise en œuvre de sanctions adaptées au délit commis a une valeur exemplaire pour éviter la récidive, pour quelle raison l’emploi seul serait gouverné par une proclamation de l’irresponsabilité complète de l’un des acteurs ? 

En qualifiant le CPE de « contrat » son absence de toute garantie en fait un objet de dérision. Un contrat « oblige les parties contractantes à en respecter les clauses à l’égal d’une loi ». Curieux contrat où l’Etat intervient sans qu’une partie au moins ne l’aie demandé. La politique sécuritaire du ministre de l’intérieur, ne s’appuie plus sur la notion de bien et de mal, mais sur les vues économiques d’une fraction déboussolée de la Nation. Monsieur De Villepin, traite les hommes comme s’ils étaient des bêtes sauvages dépourvues de raison. Que l’on ne s’étonne pas que sa vision des choses le renvoie à ce qu’il pense intérieurement et montre ce qu’il est vraiment : une personne sans quartier de noblesse. 

Alors que le lieu de travail était progressivement décrit comme une communauté où convergeaient les intérêts du patron, celui du client et celui du salarié. Le CPE, dans sa forme et dans son esprit traduit bien la vision d’une économie sans morale aucune, destructrice de tout progrès social antérieur. En un mot on ne peut s’appuyer sur des principes moraux pour emprisonner des délinquants d’un côté et supprimer d’emblée le caractère fautif éventuel d’un licenciement. Tous les droits sont du coté des puissants, ceux d’en bas n’en ayant aucun. 

En déséquilibrant le Contrat de travail qui n’est plus un véritable contrat, on crée un privilège au profit du fort contre le faible. L’objectif premier des lois étant de protéger  le faible des abus du puissant, le Gouvernement actuel contribue fortement à faire régresser l’histoire, lentement la République s’affaisse.

 

Des droits universels supérieurs à toute loi humaine

 Notre société doit respecter des règles incontournables qui organisent et construisent notre identité. Avant la rédaction du premier code de l’humanité, le code d’Hammourabi, a recensé les comportements fautifs en les sanctionnant. Les manquements étaient donc listés, puis les peines étaient appliquées seulement, si l’infraction était prévue par le code. L’absence de motivation donnée à un jugement permet de rétablir l’arbitraire en niant toute notion de faute de la part du puissant. C’est abolir la révolution de 1789 dont Napoléon fut l’héritier. Ce juriste, par ailleurs despote, nous a donné un code civil qui a apporté une grande renommée à la France. 

Ce code stipule que « Tout fait de l’homme qui cause à autrui un dommage, oblige celui par lequel ce dommage est arrivé, à LE REPARER » Cette phrase introduit, au-delà de la notion de bien et de mal, celui du comportement fautif. Tout pouvoir tendant à abuser de sa force, il faut naturellement lui en fixer les limites (Mirabeau). La notion de faute est indissociable de l’existence d’une conscience, un autre élément qui nous différencie des animaux. La conscience de pouvoir faire le mal a été construite par les hommes en regardant vers le ciel. C’est l’enseignement du Bouddha, du Coran, de la Bible qui est bafoué. Chaque pratique religieuse donne lieu à l’examen du comportement humain grâce a l’élaboration de commandements. Il existe en effet des principes permanents, immanents et transcendants qui sont issus des leçons du passé. Le droit de faire son deuil, de récupérer une dépouille même chez l’ennemi, l’interdiction de l’inceste sont des évidences fondatrices, garantes de l’équilibre social. Sans ces gardes fous une société entre en décomposition. En écartant toute idée de faute au profit de l’ordre économique De Villepin semble oublier l’œuvre de son homme préféré : Napoléon.

 

La vie des tribus noires et indiennes montre aussi qu’un minimum de règles était indispensable à la vie en communauté. L’organisation d’une hiérarchie de compétences, de tribunaux  accompagne naturellement la construction d’édifices collectifs (eaux, voirie, temples, galeries marchandes, palais) au détriment des intérêts privés. Les Egyptiens, Incas, Mayas, Bushman, Aztèques ont su créer : calendrier, langage, architecture, règles de vie et code moraux. Ces avancées ne purent progresser qu’avec la création de valeurs communes. Cette construction traduit un progrès dans l’évolution de la conscience en offrant la possibilité de séparer le bien du mal. L’obligation de réparer le mal causé à autrui sert d’exemple, aux yeux de la tribu, ce qui implique une motivation. L’exil imposé au fautif où sa mise au pilori sont explicitées pour l’exemple. Il s’agit de valeurs fondatrices qui sont la colonne vertébrale d’une société. L’absence de motivation donnée à un acte c’est l’arbitraire qui entraîne soit la Révolution soit la destruction de la société. Dépourvue de tout ciment social, l’Etat peut devenir la proie de l’envahisseur et d’intérêts étrangers. Un pouvoir sans confiance est donc à la merci du barbare (celui qui vient d’ailleurs est toujours un barbare), qui ne peut que se substituer à un gouvernement sans principes.

 

La destruction de nos valeurs communes est un crime. Pire que l’emploi de l’arme atomique, elle corrompt les mœurs et entraîne inévitablement la fin d’une civilisation par la destruction des réflexes d’entraide.

 

 Guy Muller

 

 

 

Par FO com POSTE section Aples-Maritimes - Publié dans : Nos DOSSIERS
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Vendredi 30 septembre 2005 5 30 /09 /Sep /2005 00:00

RETRAITES FO des Alpes Maritimes

 Au fil de l’eau                                                                   octobre 2005                                                                                                                                        

 

Seniors : des constats alarmants

 

 

C’est le Conseil national des retraités et personnes âgées qui a rendu public en mai 2005 un rapport qui démontre une érosion continue du pouvoir d’achat des retraités. Même si cette diminution annuelle semble faible, elle apparaît de plus en plus comme véritablement programmée, face aux autres engagements de l’Etat. C’est à une lente dégradation de l’égalité de traitement entre générations à laquelle on assiste.

La baisse de pouvoir d’achat est évaluée à 1% par an, ce qui représente 10% pour les dix dernières années. Entre 2000 et 2003 le point d’indice a augmenté de 3% et les prix de 6,7%. La hausse des prélèvements sociaux et des cotisations mutualistes sont à l’origine de nouvelles pertes de pouvoir d’achat. Pire, la non déduction du revenu des cotisations mutualistes, aboutit à faire payer l’impôt sur un revenu amputé par ces cotisations.

Enfin pour les retraites les plus faibles, la réforme de 2003 supprime la péréquation entre actifs et retraités. Alors que le minimum de traitement est passé de janvier 2004 de l’indice 261 à l’indice 276 en juillet 2005, le montant garanti n’a progressé que de 1 point de 217 à 218, pendant la même période. En seulement 18 mois, la perte est de 4%, pour les pensions les plus basses !

Rappelons que le budget 2005 a diminué de 24 % les crédits affectés aux prestations sociales dans la Fonction Publique, dont moins 19% pour l’aide ménagère à domicile.

 

 

La revue « Que Choisir » du mois d’octobre consacre une enquête aux maisons de retraites. Son bilan est net :

-          pénurie de places,

-          carences en formation du personnel,

-          prix exorbitants et en hausse fréquente,

-          manque d’animation ou inanité de ces animations,

-          manque de personnel et changements incessants,

-          horaires aberrants : lever à 5h30 et coucher à 16h30 dans des cas extrêmes.

Ce constat démontre la nécessité de défendre le pouvoir d’achat face à des prix de pension qui atteignent 1800 euros par mois en province et 3000 euros en région parisienne. Or la retraite moyenne des français n’est que de 1100 euros par mois.

Le manque de personnel et ses carences ont des effets pervers sur les résidents en maison de retraite. Installés devant une télé qu’ils n’entendent quelquefois pas ou qu’ils ne voient pas bien ou qui ne les intéresse pas. Bien souvent, ils dorment, la tête en biais, avachis dangereusement dans leur fauteuil. En parant au plus pressé on oublie l’essentiel : la dignité. Pourtant d’autres exemples cités incitent à l’optimisme. En considérant mieux les résidents, en leur donnant plus d’autonomie, tout le monde y gagne. Plusieurs expériences montrent une reprise d’autonomie avec une diminution de moitié des toilettes au lit et une reprise d’autonomie complète à l’occasion des repas. Mais pour éviter une déchéance et un repli, il faut investir en temps, ce qui semble impossible lorsque les effectifs de soignants sont trop faibles.

 

 

Un réseau de prévention des risques a été organisé pour diminuer les risques encourus par les personnes âgées de 70 ans et plus, qui résident à Nice Centre et Nice Nord

 

 

-          Risque d’isolement : 38% des personnes ont moins d’une visite par semaine,

-          Risque nutritionnel : 16% des cas,

-          Risque de chute : 33% des personnes avouent un chute dans la dernière année, dont 35% ne peuvent se relever seules (ce qui est aggravé avec le risque d’isolement décrit plus haut). A noter que 47% de femmes et 18% des hommes ont peur de tomber,

-          Risque cognitif et troubles de la mémoire : 14% des cas, bien que 39% des personnes se plaignent d’une diminution de leur aptitude,

-          Risque de dépression : 17% de personnes à risques.

Le risque global pour la totalité de la population recensée atteint 40% des patients. Toutefois le coût de la prévention des risques est supérieur au coût d’une population similaire ne faisant pas l’objet du même suivi.

Le résumé de l’opération Qualivie est reporté intégralement en fin du fil de l’eau

Effets d’annonce et gouvernance sociale

 Le projet de nouvelle carte Vitale destiné à éviter les fraudes s’enlise après l’échec d’un premier projet. De ce fait, la sécurité sociale recule sa mise en place à l’année 2007…Le déficit du budget qui dépassera les 1100 milliards d’euros avant la fin de l’année vient de donner lieu à la création d’une commission chargée de trouver des remèdes à la situation actuelle. Cette commission est composée de parlementaires et de personnes qualifiées. Créée par décision du ministre de l’économie et des finances, elle devra rendre sa sentence avant la fin de l’année, en prévoyant les moyens permettant de diminuer les déficits. Toutefois est-il nécessaire d’avoir une chambre des députés dont le principal rôle est de contrôler les dépenses de l’Etat, si l’on doit encore devoir recourir à une commission ? Un simple particulier dont les finances seraient en déficit devrait pouvoir demander la même chose et attendre la décision finale. Tout se passe comme si ceux qui décident du budget (dépenses et recettes) étaient complètement irresponsables de leurs actes.A peine aux affaires, le Gouvernement a renoncé aux mesures prises par ses prédécesseurs. La loi Fillon abandonnée, la loi Perben amendée, la loi sur la sécurité routière amputée.Les nouveaux emplois jeunes créés par Martine Aubry sont ressuscités sans toutefois durer autant et donc ramenés de cinq ans à deux ans. Patrick Ollier président de la commission des affaires économiques déclare à Libération le 14 juillet que « si c’était à refaire, il est évident que l’on ne supprimerait pas les emplois jeunes » ! Ces deux années marquent la durée qui nous sépare des prochaines élections ! 

    Après avoir proclamé la diminution du déficit de la Sécurité Sociale, grâce aux mesures bénéfiques du plan de réforme, faut-il encore constater que les déficits croissent et embellissent ! Il faudra ajouter à l’année 2005 11, 6 milliards aux 11 de l’année précédente. Rappelons qu’en 1995 le plan Juppé de réforme de la Sécurité Sociale devait en assurer l’équilibre par la prise en charge de la gestion par l’état. Un Etat qui était incapable d’assurer lui-même l’équilibre de ses comptes et qui s’est fait condamner pour déficit excessif par l’Europe.

 

 

 

 

 

Lutte contre le chômage : revirement complet

 

 Les emplois jeunes sont recréés

 

 

 La réalité c’est que ces emplois n’en sont pas vraiment. Ils sont provisoires (deux années) et bon marché avec une durée variant de 20 heures à 26 heures par semaine.

 

 Une situation paradoxale

 

 C’est le ministère de l’Education qui est censé perdre le plus d’emplois dans la politique recherchée du moins d’Etat possible, qui bénéficie le plus de ces recrutements.

 

 A l’issue des deux ans, il faudra bien pérenniser la situation ainsi créée, et titulariser. Or les aides éducateurs sont recrutés sans qualification. L’Etat devra les former, alors que d’autres chômeurs qualifiés resteront sur le pavé.

 

  

Tous les jours, le nouveau ministre de l’Education nationale a surenchéri sur ses propres propositions de création d’emplois. Vous savez, il s’agit de ces fameux emplois instaurés par la gauche marxiste et jugés totalement inefficaces pour lutter contre le chômage. Eh bien on en crée 18 000, 40 000 pour parvenir au chiffre de 45 000. En fait il s’agit de remplacer 25 000 contrats de CES qui arrivent à échéance prochainement. Les nouveaux contrats sont issus de la loi Borloo de cohésion sociale qui prend la suite de la politique Jospin. Le ministre de la Santé a aussi prévu de recruter dans le service public hospitalier 40 000 emplois, d’autres ministres emprunteront la même voie… Faut-il se réjouir de ces créations d’emploi dont le journal Le Monde dit qu’en période préélectorale, le carnet de chèques serait inépuisable, au détriment des principes libéraux visant à diminuer le poids de l’Etat ?  Des emplois encore plus précaires et peu rémunérés

 Lors de la présentation du projet de loi autorisant le gouvernement à prendre par Ordonnances des mesures sur l’emploi, le Premier Ministre a invoqué l’exemple du Danemark. En effet, la flexibilité de l’emploi y est citée en exemple, permettant d’embaucher et de licencier facilement. Cependant, l’exemple donné à cette occasion souffre d’une prise en compte partielle et donc partisane de la situation sociale au Danemark. Utiliser cet exemple pour flexibiliser le licenciement omet un équilibre basé sur la confiance sociale. La cohérence du système danois, repose sur le fait que la notion de précarité y est dénuée de sens. En cas de chômage, le droit aux prestations y est de quatre ans. Le taux de remplacement des indemnités est de 90% du dernier salaire, jusqu’à 27 000 euros. En conséquence cet exemple invalide la thèse selon laquelle, de basses prestations d’indemnisation du chômage, inciteraient leurs bénéficiaires à retrouver rapidement un emploi. Un tel système est aussi coûteux et représente plus de 10% du produit intérieur brut du pays. En conséquence comparaison n’est pas raison.

 

Les 35 heures ont eu un effet positif

 

Un tiers des américains reculent l’âge de prise de leur retraite

 

  Un tiers des américains reculent leur date de prise de retraite faute d’épargne suffisante. C’est le fonds mutuel d’investissement Fidelity qui nous l’apprend pour s’en plaindre...

 

 

 Les deux motifs invoqués dépassant le tiers il faut supposer que les deux causes peuvent se cumuler.

 

-          35% d’entre eux déclarent qu’ils ont commencé trop tard à épargner,-          25% disent avoir été victimes de mauvaises décisions d’investissement ou de fluctuations défavorables des marchés financiers.

   Encore un paradoxe qui vient d’être constaté par la revue de l’INSEE. La réduction du temps de travail à 35 heures a produit 350 000 emplois supplémentaires entre 1998 et 2002. Elle n’a eu aucun effet négatif sur la marche des entreprises, qui ont enregistré des gains massifs de productivité pendant cette période. La revue Economie et statistiques décrit dans un numéro paru fin juin, en 6 chapitres, les effets de la réforme. La partie la plus intéressante de l’étude est celle où le cumul des allégements fiscaux et de la modération salariale, montre qui a financé les 35 heures. Par la compensation des charges salariales et par le gel des salaires, ce sont les salariés qui ont financé la totalité du plan. La poursuite de la diminution des charges salariales au niveau du SMIC, puis le gel des salaires est en définitive payé par les mêmes personnes qu’elles soient consommateurs ou salariées.

 

 

 

 Les patients concernés par le réseau qualivie sont 189, dont 30% d’hommes et 70% de femmes. Le médecin traitant procède au recueil de données médicales, sociales et environnementales. Un comité d’expert monte une base de données informatique permettant de quantifier les indices de fragilité propres à la population considérée. Il résulte des questionnements et des réponses des patients une typologie des risques liés au vieillissement, qui est la suivante :

 A Nice l’expérience Qualivie

 Maisons de retraites : nos aînés maltraités

  En dépit de l’existence de nombre d’organismes qui s’occupent des seniors et de leurs réflexions, les rapports s’empilent, sans que leur situation ne s’améliore. Trois récents exemples viennent à l’appui de cette démonstration.

 

 La baisse du pouvoir d’achat des retraites

Par FO com POSTE section Aples-Maritimes - Publié dans : Le Bien Vieillir
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